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Bhallot transforme la toile de jute en must-have

written by Zoé juin 3, 2017
mue magazine bhallot crownfunding

La toile de jute. Ça vous dit quelque chose, mais vous ne savez pas vraiment quoi ?

Ah oui ! C’est ce avec quoi on fabrique les sacs à patates.

Ah non ! C’est ce avec quoi, aujourd’hui, on peut fabriquer des sacs pratiques et (vraiment) hyper stylés.

Le MUE a testé un des modèles de la marque pour vous ! On en a même profité pour prendre quelques photos.

Bhallot : le jute pour emblème

Comme toujours, on aime vous parler de beaux projets. Aujourd’hui, on tient à vous raconter le voyage que propose la marque Bhallot. Jeune, ambitieuse, cette marque fondée par deux jeunes entrepreneurs n’a pas fini de nous surprendre.

Comme nous aurions voulu l’écrire en première phrase de cet article : la vie, c’est des rencontres (mais honnêtement, on avait peur que ça fasse un peu trop skyblog donc on s’est résigné). Nous, nous, avons rencontré Jean-Baptiste Astau (l’un des fondateurs de la marque) sur un trottoir parisien lors du lancement de la Fashion Revolution. Lui, a rencontré son associé, Guillaume, au Bangladesh, lorsqu’il travaillait tous deux sur un projet visant à développer des composites en fibre naturelle de jute pour Gold of Bengal. Tout deux de formation ingénieur, ils ont vécu deux ans là-bas, on apprit la langue locale et ont découvert les richesses que le Bangladesh avait à offrir avant d’être déterminé à les partager avec le reste du monde.

Pour vous expliquer en quelques mots ce qu’est le jute (même si les deux créateurs feront ça bien mieux que nous), il s’agit d’une fibre textile extrêmement solide, tissée de façon artisanale à l’aide de pratiques ancestrales. Véritable niche économique au Bangladesh, la production/filature/exploitation de jute représente, à elle seule, 4 millions d’emplois à l’échelle nationale. Si c’est déjà un (très) bon argument, il faut savoir que produire un kilo de jute, demande 60x moins d’eau, que la production d’un kilo de coton (= 20 000 litres d’eau, ndlr). Sa culture ne dépend que très peu de l’utilisation de pesticides et nécessite une main d’oeuvre non pas mécanisée, mais bel et bien humaine et irremplaçable.

Bhallot propose donc sa propre vision d’une mode juste via sa campagne de crownfunding sur Ulule.

Sont en pré-commande quatre modèles de sacs, tous aussi désirables les uns que les autres.

Une production qui prend du sens

Après (on suppose) de longues heures de travail, la marque a réussi à consolider une chaîne de production dont elle peut être fière. Conscients du potentiel d’exploitation de la jute et de l’expertise d’un pays comme le Bangladesh en matière de textile, les deux associés ont su allier une profonde volonté de valorisation sociale avec une certaine expertise, et une touche d’artisanat local.

Dès le début, la marque a voulu être la plus transparente possible. On retrouve donc, sur son site internet, un article présentant ses contributeurs ainsi que ses valeurs. On retrouve, dans un premier temps, la certification du label WFTO, garantissant un faible impact écologique et une égalité des sexes dans la gestion du travail. C’est déjà un bon début ! Mais ce n’est que le début.

Bhallot décide de s’associer avec la coopérative Tarango, qui offre aux femmes du Bangladesh une possibilité de s’émanciper en travaillant de façon indépendante l’artisanat, sans devoir quitter leur domicile. Conscient du devoir familial traditionnel, l’organisation fournit aux ouvrières, des machines à tisser afin qu’elles puissent produire, travailler et, ainsi, s’émanciper, sans forcément devoir quitter leur foyer. Reconnaissance de la gente féminine, preuve de responsabilité et complément financier, Tarango a bien cerné le problème de cette moitié de population. Ensuite, la marque choisit de confier une partie de sa production à Prokritee, une organisation qui mêle agriculture et artisanat. Toujours en faveur de l’émancipation des femmes par le travail, la coopérative s’organise en plusieurs unités organisationnelles, regroupées autour de la production de bien grâce à l’exploitation du jute et des maîtrises artisanales précises.

 

Des sacs à toutes épreuves

Sur leur site, lorsque la marque présente ses produits et notamment leurs capacités de résistance, on lit avec beaucoup d’humour : « avez-vous déjà vu un sac à patates se déchirer ?« . Ah ouai. Pas faux. En effet, les sacs Bhallot résisteront à  tout votre attirail. Et Dieu seul sait à quel point une femme peut s’encombrer. Que ce soit le modèle Baluchon (pratique en toute circonstance), le sac Roll-top qui vous garantit un style de baroudeur hors pair, ou encore le modèle Week-end à adopter pour un voyage de quelques jours : chaque sac a sa propre identité. Le MUE a eu la chance de pouvoir essayer le modèle du petit sac à dos pour femme (dont on a du mal à se séparer aujourd’hui).

Nous avons été surprises de voir à quel point ce modèle pouvait être pratique, tout en étant jolie et confortable. Léger, on ne le sent presque pas sur les épaules. Doté de poches extérieurs, pas besoin d’ouvrir votre sac à dos pour trouver vos indispensables : téléphones, porte-monnaie et lunettes de soleil sont à votre portée instantanément sans être obligé de faire une gymnastique à 360 degrés. Réglables, imperméables, les sacs Bhallot n’ont pour l’instant aucun défaut !

Pour finir, nous dirons que Bhallot est une marque dans l’air du temps. Dévouée, elle est symbole de progrès et de changement. On admire ses engagements et porte ses sacs avec fierté ! On vous invite à les soutenir, et à porter du jute dans votre vie de tous les jours.

Rendez-vous sur Ulule.

Ou sur bhallot.eu

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