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Premiers pas vers une salle de bains zéro-déchet

écrit par Camille novembre 13, 2018
Premiers pas vers une salle de bains zéro-déchet

Vous n’êtes sûrement pas passé à côté, on parle de plus en plus de mode de vie zéro déchet. Certaines personnes arrivent même à faire tenir leurs déchets de toute une année dans un bocal en verre ! On ne vous regardera pas de travers si vous n’allez pas jusque là (mais si vous le faites, chapeau bas !), on préfère vous donner quelques petits tips accessibles à tous pour diminuer vos déchets de salle de bain. Le bonus ? En plus d’être meilleures pour la planète, ces alternatives le sont aussi pour nous… et pour nos portefeuilles !

 

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crédit : avril

L’oriculi

Imaginons qu’une personne utilise 3 cotons-tiges par semaine pendant 80 ans de sa vie, nous arrivons à un total de près de 12 500 cotons-tiges. La plupart des dites tiges étant en plastique (plus pour longtemps grâce à la loi Biodiversité, ouf !), ça fait un paquet de petites tiges qui tapissent les fonds marins – la tige de coton-tige est d’ailleurs le n°3 des déchets les plus collectés sur les plages.

Quelle alternative ? Le coton-tige à tige en carton forme une avancée, bien sûr, mais le meilleur déchet est celui qui n’existe pas. Prenons exemple sur les Japonais et les Chinois qui, depuis des siècles, utilisent l’oriculi, petit objet de bambou garanti à vie ! Et comme dit précédemment, les bénéfices nous reviennent aussi : contrairement aux cotons-tiges, l’oriculi empêche la formation de bouchons car au lieu de pousser le cérumen au fond de l’oreille, il le récolte. On le frotte un peu sous l’eau et hop ! Il est prêt pour la prochaine utilisation. Un objet indispensable pour quelques euros et garanti à vie, ça vaut le coup non ?

 

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crédit : les tendances d’emma

La lingette lavable ou… les doigts

Pour se démaquiller ou tout simplement se nettoyer le visage, nombreux sont les adeptes des disques de coton ou des lingettes. Savez-vous qu’il leur existe des alternatives zéro déchet ? Et il serait grand temps de s’y mettre. En plus de la quantité de déchets que cela représente (nous en utilisons en moyenne 6 par jour… soit 2 100 par an et près de 160 000 en une vie), ces produits sont bourrés d’agents nocifs : pesticides, composants blanchissants… qui agressent notre peau et la planète une fois le coton jeté.

Chez MUE, on préfère se tourner vers les disques de coton lavables en machine. Ils se vendent par lots, donc de quoi tenir quelques jours avec un lot, ils peuvent s’utiliser même sans démaquillant pour les maquillages légers, ont une durée de vie qui frise l’éternel… et s’ils sont tissés en coton bio et fabriqués en France, que demander de plus ? Là encore, l’achat est vite rentabilisé. Autre alternative nécessitant un outil  que tout le monde possède : des doigts. Avec une huile végétale (à découvrir sur Aroma-zone ou ailleurs !), il suffit de masser son visage puis de rincer à l’eau tiède pour faire disparaître toute trace de maquillage. On choisit une huile bio, en bouteille d’un litre pour minimiser les emballages et adaptée à notre peau : huile de jojoba pour les peaux mixtes, d’amande douce pour les peaux sèches, de noisette pour les peaux grasses…En plus de démaquiller, leurs nombreuses vertues font des merveilles sur toutes les peaux.

 

 

Produits solides

La plupart des produits que nous utilisons peuvent être utilisés sans packaging, sous forme solide. Bien sûr, nous connaissons tous les blocs de savon, qui n’ont rien à envier aux gels douches liquides. Utilisé avec une fleur de douche en fibre naturelle, on obtient une mousse onctueuse avec le minimum de savon, et la fleur masse et exfolie le corps en douceur !

Mais il n’y a pas que le savon : le shampoing peut aussi se trouver sous forme solide, de même que… le dentifrice ! Et lors de voyages, il suffit de les mettre dans une petite boîte (plutôt en métal qu’en plastique, vous l’aurez compris) dans votre trousse de toilette, ce qui, en plus, prendra beaucoup moins de place qu’une bouteille de shampoing,une de gel douche et un tube de dentifrice. Et aucun souci pour les bagages cabine !

 

Serviettes hygiéniques lavables et coupes menstruelles

Terminons en beauté avec le sujet qui, dieu merci, est de moins en moins un tabou ! Oui, je parle bien des règles et des protections périodiques. Une femme a ses règles pendant environ la moitié de sa vie, il est temps de pouvoir en parler librement.

Les protections périodiques sont un désastre pour la santé car elle contiennent de nombreux produits chimiques dangereux pour les muqueuses, parfois même du parfum, ce qui peut causer des irritations, des allergies, des infections… et pour l’environnement. Environ 240 protections en coton et plastique imbibés de produits chimiques jetées chaque année pendant la moitié de la vie d’une femme – soit environ 150 kilos de serviettes et tampons. -, sont très polluantes à produire et ne sont ni recyclables ni biodégradables. On peut donc facilement comprendre les bénéfices de ne pas mettre contre sa vulve ou à l’intérieur de son vagin, parties on ne peut plus sensibles, de tels suppôts de Satan.  L’idéal serait de maîtriser le flux instinctif libre (le fait de savoir contrôler son flux et de ne pas porter de protections), car l’objet le plus zéro déchet reste celui qui n’existe pas, mais en attendant d’y arriver, d’autres solutions existent !

La coupe menstruelle, ou cup, est l’alternative qui conviendra le mieux aux adeptes des tampons. Ce petit récipient en silicone chirurgical souple se place à l’intérieur du vagin (cette étape demande parfois un petit temps d’adaptation pour un confort optimal), reste là pendant jusqu’à huit heures puis se retire, se vide, se rince à l’eau claire puis se réinsère. A la fin de vos règles, un petit bain dans l’eau bouillante la nettoie et la stérilise. Et rebelote pendant une dizaine d’année, la durée de vie garantie d’une cup. Une cup coûte environ 20€. Sachant que l’on dépense en moyenne 80 € de protections par an, une utilisatrice de la coupe menstruelle dépensera donc 20€ en dix ans, et une utilisatrice de protections jetables… 800 euros. Le calcul est vite fait et votre humble serviteuse l’a complètement adoptée.

Voici un petit guide de cups pour trouver celle qu’il vous faut juste !

Pour les adeptes des serviettes hygiéniques, c’est le même principe que pour les cotons démaquillants : la même chose, mais lavable ! Comme pour n’importe quelle tâche de sang, on la passe sous l’eau froide d’abord avant de la mettre en machine pour que tout parte et le tour est joué. La rédac est fan de la marque Dans Ma Culotte, qui en propose des super jolies, en coton bio, made in France, en différents coloris et motifs et en différentes tailles selon votre flux ! La marque propose d’ailleurs aussi des cups et des chouettes kits avec serviettes et cup.

 

Alors, vous commencez quand ?

 

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