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La beauté n’a pas de loi

written by Léa décembre 5, 2017
La beauté n’a pas de loi

Inspirées par le travail de la photographe Helma Jokobiak, ensorcelées par sa série Bellissime, nous profitons de ces belles images pour revenir sur un sujet qui nous tiens très à coeur. En 2017, on peut encore se poser la question de si oui ou non il est encore question de critères de beauté. Seulement, dans un petit coin au fond de notre tête, nous connaissons malheureusement déjà la réponse.

C’est dans l’ère de la célèbre « Barbie » que nous vivons aujourd’hui. L’ère des corps sculptés que l’on aperçoit à l’occasion des défilés Victoria Secret’s. Chacune doit être musclée, mais pas trop épaisse ; aux formes voluptueuses oui, mais discrètes. Celle-ci doit afficher un ventre plat accompagné, bien sûr, d’un joli sourire forcé. La diversité est, quant à elle, proscrite. Nous avons créé nous-mêmes le besoin d’un modèle pré-établi, d’un modèle à suivre pour nous construire tout en étant accepté par les autres. De la présentatrice météo à la jolie mannequin pour yaourt, toutes ont cet air rassurant, dépourvu d’imperfections.

Et si nous arrêtions de nous conformer aux moeurs instaurées ? Que se passerait-il ? Aurions-nous peur de voir ces femmes aux mensurations différentes, aux couleurs différentes, aux expressions différentes ? Chacune pourrait s’identifier aux valeurs qui lui correspondent. Le monde en serait-il plus affreux ?

La femme parfaite n’est pas forcément blonde aux yeux bleus, ne pèse pas forcément 45 kilos et ne fait pas forcément quatre heures de sport pas jour. Celle-ci, on ne la voit que sur instagram. La femme que nous aimons revendique le droit d’être belle à sa manière. Charmante avec ses petits défauts, élégante avec ces poignées pleine d’amour, grandissante du haut de son mètre 60. Il ne devrait pas y avoir de règles. Alors oui, nous vivons dans l’ère de la Barbie. Mais la Barbie change ces derniers temps, on ira même jusqu’à dire qu’elle se rebelle doucement. Elle se diversifie et se transforme. On a découvert la première poupée dite « curvy » disponible depuis début 2017 dans les magasins de jouets. La vice présidente de la marque s’exprime « Nous pensons que nous avons la responsabilité, envers les filles et les parents, de refléter une vue plus large de la beauté ».
De quoi peut être remuer les esprits.

 

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BELLISSIME

Helma Jokobiak pense apparemment comme nous. Elle photographie ces corps différents, mais beaux ensemble. Elle change de regard pour pouvoir aborder la notion de beauté avec plus d’objectivité. Le résultat n’en est pas moins sublime. Quand on demande à l’artiste de nous parler un peu de son travail, elle répond :

« Souvent réitéré, le monde du mannequinat est très axé sur les mensurations, donne un idéal corporel. On croise peu de personnes ainsi faites dans la vraie vie. Par ailleurs, depuis quelque temps les mannequins grandes tailles sont de plus en plus prisées, cependant elles restent généralement tout de même formatées : pas de cellulite et pas de bourrelets ! Ainsi, on se demande qu’elle est la normalité… sauf que la normalité n’existe pas ! Chacun est unique. Selon moi, c’est la diversité qui fait la beauté. Dans Bellissime, je crée des liens, présentent des femmes et des hommes à qui on peut s’identifier. »

Nous vous invitons à découvrir avec plus d’attention le travail de Helma Jokobiak sur son site internet.
Merci d’avoir attiré notre attention, merci d’avoir réussi à mettre des images sur nos mots.

helmajakobiak.com

@helma_jakobiak

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