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Lingerie féministe & body positivism

written by Cécile mars 5, 2018
Lingerie féministe & body positivism

En 2018, les voix du self empowerment s’élèvent. Le pouvoir de s’aimer tel que l’on est et celui de le montrer, s’immiscent dans la mode depuis quelques temps. Alors, de plus en plus de créatrices ont décidé de se faire entendre en lançant des lignes de sous vêtements qui épousent le corps des femmes. Des vraies.

 

Cachez cette cellulite que je ne saurais voir !

 

 

La coupe des sous vêtements vendus en grande surface est souvent infâme, et le tissu irritant en fin de journée. Alors, vendre une intimité inconfortable, c’est bien, et la promouvoir par des modèles aux corps virtuels, c’est encore mieux. Ce n’est pas nouveau, les publicités placardées dans le bus, Instagram ou sur nos écrans sont retouchées. Mais qui a dit qu’une adolescente à la peau de pêche et aux mensurations proches du phasme était LA référence de toutes les morphologies ? Nous avons toutes et tous une morphologie unique, alors pourquoi ne pas la sublimer ?

C’est un peu le mot d’ordre de Hayat Rachi, mama de la marque Neon Moon. Entre anticonformisme et féminisme, la jeune britannique porte un regard non pas dans le reflet de l’oeil de l’homme, mais celui des femmes, face à leur corps. Comment ? En élaborant des tissus à base de bambou, naturellement antibactériens, qui s’adaptent à la morphologie du corps. Un vêtement donc intelligent, mis à l’honneur dans la collection « Mon dieu », dont les coloris favorisent la confiance en soi, « dans toutes les phases de la féminité ». Le self empowerment, c’est l’idée que les femmes puissent se séduire elles même, afin qu’elles reprennent possession de leur image, voire de leur sexualité. La preuve, la marque sino-anglaise Marieyat rompt le pacte entre le coton et la culotte sèche, grâce à ses découpes sensuelles.

Ladies, la culotte féministe n’est pas un privilège, mais un droit, qui permet à long terme de changer l’industrie de la lingerie. C’est pour cela que de nouveaux types de modèles fleurissent. Ces mêmes modèles qui, auparavant étaient cantonnés aux shoots underground, mais qui aujourd’hui promeuvent une esthétique alternative. Pourrait-on parler d’un nouveau mouvement ? Pour la marque néo-zélandaise Lonely, carrément. Depuis 2010, la créatrice Helene Morris tente de réveiller la beauté qui sommeille en chaque corps grâce son journal Lonely Girls project, où posent des créatures célestes, telles que vous et moi. Enfin pas encore, mais ça va venir.

 

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